J’entends souvent les gens me parler de sucres lents, qu’un bout de pain ou un plat de pâtes va beaucoup plus les caler que du sucre rapide.

Dans la rubrique « sucre rapide », on trouve le glucose et le saccharose que l’on trouve dans les sucres raffinés, le miel et les fruits. Comme ces sucres possèdent qu’une ou deux molécules de glucose, on a longtemps cru qu’elles étaient plus rapidement digérées par l’organisme que des molécules d’une centaine de molécules comme l’amidon, présente dans les céréales et les pommes de terre… Or les recherches actuelles ont montré que c’est totalement faux.

Au contraire, les pommes de terres et les farines raffinées (le pain blanc, les pâtes) provoquent des pics de la glycémie sanguine qui sont suivies par des décharges d'insuline, hormone qui est chargée de réguler la glycémie.

En fait, le sucre sanguin devrait théoriquement rester plus ou moins constant au cours du temps, mais il augmente à la suite d’un repas, ce qui est mauvais, et que l’organisme corrige avec des hormones. Comme en conduisant une voiture, lorsque l’on veut suivre une trajectoire en ligne droite, il faut éviter de donner des grands coups de volants, sinon on part a gauche, a droite.

Ces hormones agissent un peu comme des coups de volants sur la glycémie et provoquent souvent des fringales quand le sucre sanguin est rabaissé violemment après une augmentation excessive. ( c’est le creux de 11h ou le coup de barre de l’après midi).

Les sucres lents, les sucres rapides, c’est comme le bifidus actif, c’est faux, c’est du bidon ! On ne parle plus de sucres lents ou rapides, mais d’index glycémique.